La prestation familiale est un service social qui permet à tous citoyens (éligibles) de bénéficier d’un soutien financier de la part des institutions chargées de promouvoir la sécurité sociale.
Pour prétendre aux prestations familiales, le travailleur assujetti au régime de Sécurité sociale institué par la présente loi doit justifier d’une activité professionnelle salariée de six mois consécutifs et d’un temps minimum de travail de vingt jours ou de cent trente trois heures.
Les travailleurs autonomes ne sont pas couverts par les prestations familiales. Ils sont soumis à cela dès que le régime de la famille et de l’enfance en difficulté est pleinement mis en œuvre, ainsi que le fonctionnement de la caisse chargée de ces prestations.
Ce régime comprend les branches suivantes :
Toute femme enceinte résidant au Congo a le droit d’obtenir des allocations prénatales à partir du 90e jour de grossesse après avoir été déclarée à la caisse en charge des prestations familiales. Ces allocations ne peuvent pas être versées pendant plus de 6 mois.
Lorsqu’on déclare sa grossesse, la caisse fournit un carnet de grossesse et de maternité qui explique comment suivre les prescriptions médicales obligatoires.
Afin de bénéficier des allocations prénatales, la femme enceinte doit subir trois examens médicaux :
Payées en 3 fractions, elles s’élèvent à :
Une prime de naissance est versée à l’occasion de la naissance des 3 premiers enfants nés viables sous réserve de fournir un certificat médical de naissance et d’avoir inscrit l’enfant à l’état civil.
Elle s’élève à 1 200 FCFA par naissance.
Pour percevoir les indemnités journalières de maternité, la salariée doit :
Toute femme enceinte salariée a droit à un congé de maternité de 15 semaines dont 6 avant et 9 après l’accouchement même si l’enfant n’est pas né viable.
L’indemnité versée par la caisse est égale à 50 % du salaire perçu à la fin du mois précédant l’arrêt de travail. Dans le cas où l’employeur aurait maintenu pendant la durée du congé de maternité, tout ou partie du salaire, l’indemnité lui est reversée.
Le versement de cette prestation peut être prolongé de 3 semaines en cas de grossesse ou de suites de couches pathologiques.
Cette allocation est versée au parent (mère ou père) qui :
Cette allocation n’est pas cumulable avec une bourse scolaire ou universitaire. Le montant et les modalités d’attribution sont fixés par voie réglementaire (non paru).
Les allocations familiales sont versées aux assurés pour chacun des enfants dont ils ont la charge (légitimes, naturels, adultérins ou adoptés) de la naissance jusqu’à l’âge de 20 ans révolus, sous réserve de présenter des justificatifs annuels (certificat de vie et d’entretien des enfants bénéficiaires non scolarisés, certificat de scolarité ou attestation de formation pour les enfants d’âge scolaire). La limite d’âge est portée à :17 ans si l’enfant est en apprentissage,20 ans, si l’enfant continue ses études ou s’il a une infirmité, ou maladie incurable qui soit justifiée par un certificat médical et qu’il soit dans l’incapacité d’exercer un travail salarié. Pour ouvrir droit au paiement des allocations familiales, il convient :d’être immatriculé et avoir la qualité d’allocataire, d’avoir une activité professionnelle salariée d’au moins 6 mois consécutifs, de justifier d’un minimum de travail salarié de 20 jours dans le mois ou 133 heures, de résider avec ses enfants au Congo. Le montant de l’allocation familiale dépend du revenu du ménage. Les niveaux de montant sont fixés par voie réglementaire (non paru).Pour l’heure, elles s’élèvent à 2 000 FCFA par mois et par enfant et sont versées chaque trimestres.
La branche insertion sociale concerne l’insertion des mineurs en situation de vulnérabilité. Les actions d’insertion concernent notamment :l’hébergement dans les centres sociaux d’accueil, l’insertion ou la réinsertion dans les établissements scolaires, la formation professionnelle dans les centres de formations agréés par l’Etat, la prise en charge des frais de santé en cas de maladie.